Qui paie lors d’évacuation d’animaux par hélicoptère ?
En Suisse, cela dépend des circonstances, mais dans un cas comme celui décrit, c’est généralement le propriétaire de l’animal (l’agriculteur) qui paie l’intervention de l’hélicoptère.
Voici les cas les plus courants :
- Accident d’une vache en alpage ou en montagne : le coût du transport ou du sauvetage est en principe à la charge de l’éleveur. Certaines exploitations agricoles disposent d’une assurance qui couvre tout ou partie de ces frais.
- Assurance agricole : de nombreux agriculteurs souscrivent des assurances couvrant les frais de sauvetage, de transport ou de perte de bétail. Si c’est le cas, l’assureur rembourse selon les conditions du contrat.
- Collectivité publique : il est très rare que le canton ou la commune prennent ces coûts en charge, sauf dans des situations exceptionnelles liées à la sécurité publique ou à une catastrophe naturelle.
Aujourd’hui, en Valais dans la région de st-Luc un vache est morte en se détachant du harnais sous un hélicoptère qui la transportait…
Dans le cas de cette vache en Valais, l’entreprise d’hélicoptère a expliqué que l’animal aurait normalement dû être euthanasié sur place, mais que le terrain rendait cela impossible. L’évacuation par hélicoptère était donc la solution retenue pour des raisons pratiques et de sécurité.
Combien coûte une telle intervention ?
Le tarif varie selon :
- le type d’hélicoptère ;
- la durée du vol ;
- le matériel de levage utilisé ;
- le personnel mobilisé.
Pour une intervention de ce type, on parle souvent d’un coût de 1 500 à 5 000 CHF, voire davantage si l’opération est longue ou particulièrement complexe.
Réaction
Cet accident est particulièrement marquant, mais il semble aussi exceptionnel. Selon le responsable de l’entreprise cité dans l’article, c’est le premier incident de ce genre après plus de 2 000 interventions. Cela montre que ces évacuations, bien qu’impressionnantes, sont généralement très bien maîtrisées.
Le fait que la vache se soit débattue jusqu’à parvenir à sortir de son harnais illustre aussi la difficulté de transporter un animal blessé et stressé. Même avec des protocoles éprouvés, le risque zéro n’existe malheureusement pas. Le fait que l’animal devait de toute façon être euthanasié n’enlève rien au caractère tragique de cette chute, mais il permet de comprendre pourquoi les intervenants avaient choisi cette solution plutôt qu’une euthanasie immédiate, impossible sur place en raison de l’accès difficile.