italie tout de même à la coupe du monde 2026 à la place de l'Iran ?

L’émissaire de Trump veut l’Italie au Mondial : le culot au service du calcio

 

Coupe du monde 2026

L’émissaire de Trump veut l’Italie au Mondial : le culot au service du calcio

L’Iran sous menace de retrait, la Squadra Azzurra recalée pour la troisième fois d’affilée en barrages. Il n’en fallait pas plus à Paolo Zampolli pour tenter le coup diplomatique du siècle auprès de Trump et d’Infantino.

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📅 27 avril 2026 Par la rédaction · 4 min de lecture
 
 

 Illustration : suisse-blog.ch

En bref : Paolo Zampolli, émissaire de Donald Trump et Italo-Américain assumé, a officiellement demandé à la FIFA de remplacer l’Iran par l’Italie pour le Mondial 2026. Une suggestion formulée auprès du président américain et du patron du foot mondial, Gianni Infantino. La FIFA, elle, maintient que l’Iran jouera bien cet été.

Il y a des idées que l’on garde pour soi autour d’un verre de chianti. Paolo Zampolli, lui, les soumet directement à Donald Trump et à Gianni Infantino. L’émissaire italo-américain du président des États-Unis a confirmé au Financial Times avoir officiellement proposé à la FIFA de remplacer l’Iran par l’Italie pour la Coupe du monde 2026. Une démarche qui, disons-le franchement, mérite autant d’admiration pour son audace que de scepticisme pour ses chances d’aboutir.

Trois éliminations consécutives et toujours le même culot

La justification avancée par Zampolli est d’une sincérité désarmante. L’Italie possède quatre étoiles sur le maillot, un palmarès qui « justifie son inclusion », et lui-même est né à Rome. On ne saurait faire argument plus solide. Peu importe que la Squadra Azzurra ait raté le bus des qualifications pour la troisième fois de suite en barrages — un exploit négatif qui lui vaut désormais une sorte de détestable cohérence.

« Je suis Italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Squadra Azzurra dans un tournoi organisé aux États-Unis. Avec quatre titres, elle a le pedigree pour justifier son inclusion. »
— Paolo Zampolli, émissaire de Donald Trump, au Financial Times

Difficile de ne pas sourire. Mais derrière la boutade diplomatique se cache une réalité bien concrète : la participation iranienne au Mondial 2026 est effectivement suspendue à l’évolution d’un conflit régional dont personne ne maîtrise l’issue. Depuis le déclenchement des hostilités au Moyen-Orient fin février, l’Iran avait d’abord évoqué un boycott, avant de réclamer le déplacement de ses matches des États-Unis vers le Mexique. Des demandes restées lettres mortes côté FIFA.

Infantino maintient : « L’Iran sera là »

Le président de la FIFA, Gianni Infantino — dont la complicité affichée avec Trump n’est plus un secret dans les coulisses du foot mondial — tient un discours constant. Fin mars, en marge d’un match amical de l’Iran près d’Antalya, il avait martelé sa position sans ambiguïté. Mi-avril, lors d’une conférence CNBC à Washington, il réaffirmait sa conviction, tout en espérant une « situation pacifique » au Moyen-Orient pour l’été. Optimisme courageux ou déni stratégique ? Les deux, probablement.

🇮🇷 Iran — Programme Groupe G

Camp de base prévu à Tucson, Arizona.

La règle est pourtant claire : le règlement FIFA confère à l’organisation le pouvoir de décider seule des mesures à prendre si une équipe venait à se retirer. L’Iran n’a pour l’heure pas confirmé son forfait. Ses joueurs, eux, « veulent jouer », répète Infantino.

Une proposition qui arrive au mauvais moment politique

La sortie de Zampolli s’inscrit aussi dans un contexte diplomatique particulièrement tendu. La Première ministre italienne Giorgia Meloni — pourtant l’une des alliées les plus fidèles de Trump en Europe — a récemment pris ses distances avec Washington et Tel-Aviv sur la gestion du conflit au Moyen-Orient, ce qui lui a valu les foudres du président américain en personne. Dans ce jeu de chaises diplomatiques, vouloir faire entrer l’Italie dans la danse footballistique via un couloir Trump-FIFA relève davantage du vœu pieux que de la stratégie rodée.

À noter : Dans l’histoire du football mondial, aucune équipe non qualifiée n’a jamais intégré une Coupe du monde par substitution diplomatique. Mais il est vrai qu’aucun émissaire d’un président américain ne l’avait encore demandé officiellement. On saluera l’originalité de la tentative.

Et maintenant ?

La FIFA a jusqu’ici ignoré publiquement la proposition Zampolli. L’Iran, lui, reste officiellement dans le groupe G. Les matches sont calés, le camp de base est réservé à Tucson, et Infantino continue de sourire aux caméras en assurant que tout ira bien. Quant à l’Italie, elle suivra le Mondial 2026 depuis son canapé — avec ses quatre étoiles, son pedigree intact, et peut-être un peu d’amertume en plus.

À moins que Paolo Zampolli ne tente un nouvel appel téléphonique.

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