|  |  |  | 

JO 2026 : QUAND LES FRANÇAIS RÂLENT, LES SUISSES… RESTENT DIGNES (ET C’EST BIEN ÇÀ LE PROBLÈME)

Ou comment Victor Muffat-Jeandet nous rappelle qu’en France, on ne se plaint pas : on pousse des coups de gueule olympiques

Le drame français : être bon, mais pas assez « quota-compatible »

Victor Muffat-Jeandet, 36 printemps et 14e au classement mondial de slalom, vient d’apprendre qu’il ne fera pas partie des 160 Bleus aux JO 2026 de Milan-Cortina. Verdict du champion : « HONTE », « IRRESPECT », « INJUSTICE ». En majuscules, s’il vous plaît. Parce qu’en France, quand on n’est pas content, on hausse le ton ET la typographie.

« Je ne suis pas sorti du top 20 depuis plus d’un an, j’aurais pu m’élancer avec le dossard 8… mais je n’irai pas aux Jeux », déplore-t-il dans un message Instagram plus long qu’une descente de Val d’Isère. La faute ? Une nouvelle règle de quotas par nation si complexe qu’elle ferait passer la physique quantique pour un jeu d’enfant.

Plot twist : la France obtient un quota surprise (suspense haletant)

Ironie du sort, un quota supplémentaire vient d’être attribué à la France. Victor et Alexis Pinturault (plus grand palmarès du ski alpin français, rien que ça) se battent désormais pour cette dernière place. Ambiance.

L’auto-awareness à la française

Le meilleur moment ? Quand Victor lui-même reconnaît : « C’est dur de rentrer dans le cliché du Français qui se plaint tout le temps. » Eh oui, l’ironie n’est pas morte, elle fait même du slalom géant entre les lignes de son post Instagram.

Pendant ce temps, en Suisse…

Simon Ammann, ou l’art suisse de l’élégance dans la défaite

Pendant que nos champions français sortent l’artillerie lourde sur les réseaux sociaux, rappelons-nous Simon Ammann. Vous savez, la légende du saut à ski ? Quatre médailles d’or olympiques (Salt Lake City 2002, Vancouver 2010), un palmarès qui ferait pleurer de jalousie n’importe quel musée olympique.

Résultat en 2026 ? Non retenu par la Suisse.

Sa réaction ? Un silence digne, respectueux, presque zen. Pas de story Instagram enflammée, pas de « QUELLE HONTE » en capitales d’imprimerie. Juste l’acceptation stoïque qu’une nouvelle génération prend le relais. Typiquement suisse, diront certains. Terriblement classe, penseront les autres.

Deux cultures, deux réactions

Le modèle français : « Quelle honte, quel irrespect pour les athlètes qui mettent toute leur vie pour réaliser leurs rêves ! »

Le modèle suisse : [silence respectueux, puis retour à la fabrication de montres]

On ne dit pas qu’une approche est meilleure que l’autre. On dit juste que l’une fait beaucoup plus de bruit. Et devinez laquelle ?

Le nouveau barème : aussi clair qu’une piste dans le brouillard

Victor soulève un point valable : le nouveau système de quotas favorise la pluridisciplinarité… alors que le combiné a été supprimé. Logique olympique, quand tu nous tiens. Des « petites » nations en profiteraient même pour naturaliser des athlètes à tour de bras.

Cerise sur le gâteau enneigé : les courses olympiques compteront pour la Coupe du monde. « Je vais perdre des points sur une course que je n’ai pas le droit de courir », soupire Victor. Kafka en combinaison de ski, en somme.

La morale de cette histoire enneigée

Alors oui, Victor Muffat-Jeandet a peut-être raison sur le fond. Oui, le système de quotas semble absurde. Oui, c’est frustrant d’être écarté quand on est 14e mondial.

Mais avouons-le : quelque part entre les « HONTE » et les « INJUSTICE », on ne peut s’empêcher de sourire en pensant à Simon Ammann, quatre médailles olympiques au compteur, qui a probablement réagi en disant un truc du genre : « Bon, ben très bien alors. »

Moral de l’histoire : Peut-être que les Français ont raison de râler. Peut-être que les Suisses sont trop discrets. Ou peut-être qu’entre le coup de gueule et le silence radio, il existe un juste milieu… quelque part sur les pistes de Milan-Cortina.

En attendant, bon courage à celui qui devra départager Victor et Alexis pour ce fameux quota. On ne voudrait pas être à sa place.


Mise à jour : La France vient d’obtenir un 8e quota. Le suspense continue. Préparez le pop-corn (et les réseaux sociaux).

Propos de Simon Amman recueilli par swissolympics en 2024

Les Jeux Olympiques d’hiver 2026 de Milan-Cortina avec Simon Ammann? Je ne pense pas que ce soit réaliste. Je ne fais plus de projets, mais revivre des Jeux Olympiques en Europe serait un rêve. Les vainqueurs de Milan-Cortina 2026 auront de quoi se réjouir. Ici, sur le Vieux Continent, la base des fans de saut à ski est plus importante qu’en Asie par exemple. Je sais par ma propre expérience, même non olympique, qu’il y a une grande différence entre gagner en Asie, en Amérique du Nord ou en Europe. Comme je l’ai dit, le lieu est important, surtout pour moi. Milan serait particulièrement propice à l’épanouissement de mon univers, ce serait l’occasion de m’investir à nouveau pleinement. Mais vu ma forme actuelle, je ne compte pas là-dessus.

Fonte : swissolympicteam


Scopri di più da Suisse blog

Iscriviti per ricevere gli ultimi post via email.

Articoli simili

0 0 voti
Valutazione dell'articolo
Abbonarsi
Notifica di
ospite

0 Commenti
Feedback in linea
Visualizza tutti i commenti