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Primes olympiques 2026 : combien gagnent les médaillés français et suisses à Milan-Cortina ?

Les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 rapportent gros aux athlètes médaillés.

Découvrez les montants des primes versées par la France et la Suisse, les différences entre les deux systèmes, et ce qu’il faut savoir sur la fiscalité de ces récompenses.

Des primes olympiques variables selon les pays
Décrocher une médaille aux Jeux Olympiques ne procure pas seulement la gloire sportive : cela s’accompagne également de récompenses financières substantielles. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le Comité international olympique (CIO) ne verse aucune prime aux médaillés. Ce sont les pays participants qui décident librement du montant des primes accordées à leurs champions.
Pour les Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026, qui se déroulent du 6 au 22 février, la France et la Suisse ont chacune défini leur propre système de récompenses, avec des différences notables dans les montants et les modalités d’attribution.

Primes olympiques françaises : 80 000 euros pour l’or


Les montants par médaille
Pour Milan-Cortina 2026, la France maintient les primes généreuses instaurées lors des Jeux de Paris 2024 :
∙ Médaille d’or : 80 000 €
∙ Médaille d’argent : 40 000 €
∙ Médaille de bronze : 20 000 €
Ces montants représentent une augmentation significative par rapport aux Jeux de Pékin 2022 et Tokyo 2021, où les primes s’élevaient respectivement à 65 000 €, 25 000 € et 15 000 €.


Particularités du système français


Primes individuelles pour les épreuves collectives : En cas de médaille en relais ou dans une épreuve par équipe, chaque membre du collectif médaillé perçoit la prime complète correspondant au métal obtenu, sans division entre coéquipiers. Un relais champion olympique rapporte donc 80 000 € à chacun de ses membres.
Primes pour les entraîneurs : Depuis les JO 2024, les entraîneurs des athlètes médaillés perçoivent également une prime équivalente à celle de leur athlète, à partager entre eux.
Cumul des médailles : Les primes sont cumulables. Un athlète remportant plusieurs médailles reçoit une prime pour chacune d’entre elles. Quentin Fillon Maillet, avec ses cinq médailles en biathlon à Pékin 2022 (deux titres olympiques et trois médailles d’argent), avait ainsi touché au total 205 000 €.

Primes olympiques suisses : un système gradué


Des montants variables selon le type d’épreuve
Swiss Olympic a mis en place un barème différencié selon que la médaille soit remportée en sport individuel, par équipe ou collectif :
Médaille d’or :
∙ Sport individuel : 50 000 CHF (~47 000 €)
∙ Sport par équipe (curling, combiné par équipe) : 75 000 CHF (~70 000 €)
∙ Sport collectif (hockey sur glace) : 100 000 CHF (~94 000 €)
Médaille d’argent :
∙ Sport individuel : 40 000 CHF (~37 500 €)
∙ Sport par équipe : 65 000 CHF (~61 000 €)
∙ Sport collectif : 90 000 CHF (~84 500 €)
Médaille de bronze :
∙ Sport individuel : 30 000 CHF (~28 000 €)
∙ Sport par équipe : 55 000 CHF (~51 500 €)
∙ Sport collectif : 80 000 CHF (~75 000 €)
Un système qui récompense aussi les places d’honneur
Contrairement au système français, Swiss Olympic valorise également les diplômes olympiques (places 4 à 8) :
∙ 4ᵉ place : de 12 000 CHF (individuel) à 40 000 CHF (collectif)
∙ 8ᵉ place : de 4 000 CHF à 12 000 CHF selon le type d’épreuve
Important : Pour les sports par équipe et collectifs suisses, les montants annoncés sont globaux et doivent être partagés entre les membres de l’équipe, contrairement au système français où chaque athlète reçoit la totalité.

Comparaison internationale des primes olympiques


La France dans la moyenne haute européenne
Avec 80 000 € pour une médaille d’or, la France se positionne favorablement par rapport à d’autres nations :
∙ Italie : 180 000 € (le pays hôte offre les primes les plus élevées)
∙ France : 80 000 €
∙ Suisse : 50 000 CHF (individuel) à 100 000 CHF (collectif partagé)
∙ États-Unis : 37 500 $ (~31 700 €)
∙ Allemagne : 30 000 €
∙ Canada : ~12 400 €
∙ Norvège et Suède : 0 € (aucune prime d’État)

Fiscalité des primes olympiques : ce qu’il faut savoir


Les primes françaises sont imposables
Depuis les Jeux de Tokyo 2021, les primes olympiques versées aux athlètes français sont soumises à l’impôt sur le revenu. Cette décision a relancé le débat sur le montant « net » réellement perçu par les champions.
Mécanisme d’étalement fiscal : Pour atténuer l’impact fiscal, un dispositif spécifique permet, sous conditions et sur option, d’étaler l’imposition sur plusieurs années. Pour Paris 2024, l’étalement était possible sur quatre ans, un mécanisme qui devrait se poursuivre pour Milan-Cortina 2026.
Cas des non-résidents : Pour les athlètes ne résidant pas fiscalement en France, le montant des primes sera minoré de 15 %.
Et en Suisse ?
Les articles consultés ne mentionnent pas explicitement le régime fiscal applicable aux primes suisses, mais la fiscalité suisse diffère généralement de celle de la France, avec des taux variables selon les cantons.

Qui finance ces primes ?
En France, ces sommes sont « versées par l’État sur les crédits inscrits au budget du ministère chargé des Sports », comme l’indique un arrêté paru au Journal officiel. Le financement provient donc directement des fonds publics.
En Suisse, c’est Swiss Olympic, l’organisation faîtière du sport olympique suisse, qui définit et verse ces primes. Les montants sont arrêtés avant les Jeux par le Conseil exécutif de l’organisation.

Milan-Cortina 2026 : un enjeu financier pour les athlètes


Avec 116 épreuves au programme réparties sur 16 disciplines, les Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 représentent une opportunité financière importante pour les athlètes français et suisses.
Les disciplines phares comme le ski alpin, le biathlon, le patinage artistique ou le hockey sur glace offrent de multiples chances de médailles et donc de primes cumulées pour les athlètes les plus performants.
Exemple concret : Un biathlète français remportant trois médailles (2 or + 1 argent) toucherait 200 000 € bruts, tandis qu’un hockeyeur suisse champion olympique partagerait avec son équipe un total de 100 000 CHF.

Conclusion : deux systèmes, deux philosophies
Le système français privilégie des primes individuelles élevées, même en sports collectifs, avec un bonus récent pour les entraîneurs. Le système suisse adopte une approche plus graduée, récompensant différemment les performances individuelles et collectives, tout en valorisant également les places d’honneur.
Dans les deux cas, ces primes olympiques constituent une reconnaissance financière importante du parcours d’excellence des athlètes, même si elles restent modestes comparées aux revenus générés par les sponsorings et contrats publicitaires pour les champions les plus médiatisés.

À retenir :
∙ Les primes varient fortement d’un pays à l’autre
∙ La France offre 80 000 € par médaille d’or individuelle
∙ La Suisse propose de 50 000 à 100 000 CHF selon le type d’épreuve
∙ Les primes françaises sont imposables avec possibilité d’étalement
∙ Les deux pays récompensent généreusement leurs champions olympiques​​​​​​​​​​​​​​​​


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